Cinquième itération d'une lignée qui dure depuis 2010, le successeur du Major IV débarque en 2024 avec une promesse jamais entendue dans le segment supra-aural : cent heures d'autonomie. La marque britannique d'amplificateurs guitare assume son ADN rock dans chaque détail. Vinyle texturé, lettrage doré scriptural, finition cuivre brossé, signature audio chaleureuse pensée pour la guitare et le rock. Le Marshall Major V n'est pas un casque pour les amateurs de neutralité audiophile, c'est un objet d'identité visuelle et sonore qui transporte l'esprit du studio guitare dans le quotidien. Vendu autour de 149 € sur Amazon en 2026, il vise un public précis. Voici notre verdict honnête après plusieurs semaines de cohabitation.

Pour comprendre le positionnement de ce casque, il faut situer Marshall dans le marché audio. La marque a débuté avec les amplificateurs guitare en 1962 à Londres, et ses casques sont produits sous licence par la société suédoise Zound Industries depuis 2010. La signature visuelle est intransigeante : tout doit évoquer un Marshall Stack JCM900 dans son écrin de tolex. Le Marshall Major V respecte cette esthétique au pixel près, avec un design qui n'a quasiment pas changé depuis le Major II de 2014. Cinq itérations plus tard, la formule reste identifiable de loin et continue de séduire un public fidèle qui passe régulièrement à la nouvelle génération.

Design du Marshall Major V : l'identité rock sans concession

Premier contact avec le casque sorti de sa boîte cartonnée évoquant une caisse de matériel scénique : la marque assume tout. Vinyle noir texturé sur l'arceau, écusson Marshall doré en script anglais, charnières et molettes de réglage en métal cuivré brossé, câble d'origine en spirale comme un cordon d'amplificateur. C'est l'un des rares casques qu'on identifie au premier regard, et c'est précisément pour cela qu'on l'achète.

Construction et matériaux

Le casque pèse 187 grammes, soit nettement moins que ses concurrents on-ear comme les Beats Solo 4 à 217 grammes. La structure utilise du plastique et du métal, avec un placage cuivre brossé sur les charnières qui plaît à l'œil. Le revêtement vinyle de l'arceau, censé évoquer le tolex des amplificateurs, prend en main remarquablement bien et résiste à l'usure des manipulations quotidiennes. Les charnières pliables permettent un format compact pour le rangement dans la pochette de transport en simili fournie.

Le Marshall Major V est disponible en deux coloris officiels : noir classique avec écusson doré, et marron crème avec écusson cuivre, plus rare et plus statement. Les éditions spéciales ne sont pas systématiques mais Marshall en sort occasionnellement, par exemple les coloris Pantone ou les collaborations artistes. Le noir reste la valeur sûre pour un usage quotidien polyvalent.

Confort supra-aural : le format on-ear et ses contraintes

Comme tous les casques on-ear, le Marshall Major V repose ses coussinets directement sur les oreilles plutôt qu'autour. Les coussinets en mousse à mémoire de forme recouverts de simili-cuir noir font correctement leur travail mais imposent les contraintes du format. La pression de l'arceau est légère, le poids plume des 187 grammes aide, mais après une à deux heures d'écoute, on commence à sentir une légère fatigue auditive. Sur un trajet de quatre heures en train, on retire le casque vingt minutes par-ci par-là pour décompresser.

Point intéressant pour la longévité : les coussinets sont remplaçables. Marshall propose des kits officiels de rechange, et plusieurs fabricants tiers comme Brainwavz ou Geekria proposent des modèles compatibles entre 15 et 30 euros. Le simili-cuir d'origine commence à craqueler après douze à dix-huit mois d'usage quotidien sur ce type de format on-ear. Pouvoir remplacer ces coussinets prolonge la durée de vie du casque de plusieurs années et permet de garder un objet qu'on a payé 149 € en bon état esthétique.

Coloris et identité visuelle

L'écusson Marshall en script doré et les détails cuivre brossé créent un objet immédiatement reconnaissable. C'est le casque qu'on remarque dans le métro parisien ou dans une salle d'attente d'aéroport, qui déclenche les conversations entre amateurs de musique. Cette visibilité plaît à un public de musiciens, de fans de rock et de guitaristes qui assument leur identité audio. Pour qui cherche la discrétion d'un casque pro, mieux vaut s'orienter vers Sony ou Sennheiser dont les designs jouent la sobriété.

Qualité audio du Marshall Major V : la signature rock chaleureuse

Marshall n'a pas cherché à imiter les casques audiophiles neutres. Le Marshall Major V propose une signature audio volontairement coloriée, pensée pour mettre en valeur le rock, le métal et la guitare électrique. Les transducteurs dynamiques de 40 millimètres ont été retravaillés par rapport au Major IV avec une diaphragme plus rigide qui améliore la réponse transitoire et la définition du médium-aigu.

Signature sonore et nouveaux drivers 40 mm

Sur un titre comme Whole Lotta Love de Led Zeppelin, la guitare distordue de Jimmy Page sort avec un grain caractéristique, la voix de Plant a sa présence, la batterie de Bonham frappe avec autorité. Sur un morceau de Black Sabbath ou de Metallica, le rendu est immédiatement excitant, avec un médium qui met en avant la signature des amplificateurs Marshall que ces groupes utilisent justement en studio. La signature est chaleureuse, légèrement basseuse, avec un creux assumé dans les hauts médiums qui adoucit les passages les plus agressifs.

Sur du jazz acoustique ou du classique, le Marshall Major V est moins à son aise. Les voix peuvent paraître un peu reculées, les cymbales manquent un peu d'air, la scène sonore reste assez intime. C'est cohérent avec le positionnement : Marshall vise les auditeurs de rock, pas de musique de chambre. Si vous écoutez du rock, du métal, de la pop énergique ou de l'électro orientée live, ce casque vous parlera. Si vous écoutez essentiellement du classique ou du jazz acoustique, regardez plutôt vers le Sennheiser HD 660S2 ou le Sony WH-1000XM6.

Codecs Bluetooth et Bluetooth LE Audio

Le Marshall Major V embarque le Bluetooth 5.3 avec support du LE Audio et du codec LC3. C'est une vraie nouveauté générationnelle qui apporte une meilleure efficacité énergétique et une qualité audio supérieure au SBC traditionnel. Le casque supporte aussi SBC et AAC en codec classique. Pas d'aptX, pas de LDAC, pas de Snapdragon Sound. C'est une limitation pour les utilisateurs Android avec une bibliothèque Hi-Res, mais le LC3 compense partiellement avec un meilleur ratio qualité-débit que le SBC.

Autonomie record du Marshall Major V : cent heures de lecture

C'est l'argument massue du Marshall Major V. Cent heures d'autonomie en Bluetooth, c'est tout simplement le record absolu du segment casque sans fil grand public en 2026. Aucun concurrent n'approche ce chiffre. Le Sennheiser Momentum 4 plafonne à 60 heures, les Beats Solo 4 à 50 heures, le Sony WH-1000XM6 à 30 heures avec ANC, le Bose QC Ultra 2 à 30 heures aussi. Sur un usage de deux heures par jour, le casque tient un mois et demi avant la prochaine charge complète. Ça change radicalement le rapport au câble.

La charge rapide complète le tableau : quinze minutes branchées sur USB-C donnent quinze heures d'écoute. C'est un ratio exceptionnel qui dépanne pour la quasi-totalité des situations imprévues. La charge complète de la batterie prend environ trois heures sur un chargeur 5W standard. Le port USB-C remplace enfin le micro-USB du Major IV, c'était la critique principale de la génération précédente.

Connectivité : Bluetooth 5.3 LE Audio et multipoint

Le Marshall Major V supporte le multipoint Bluetooth en simultané sur deux appareils. On peut être connecté à un MacBook pour les appels Zoom et basculer instantanément sur l'iPhone à la première sonnerie d'appel entrant. La permutation se fait sans coupure perceptible, et la stabilité de la connexion est solide grâce au Bluetooth 5.3. C'est un avantage net face aux Beats Solo 4 qui ne proposent l'Audio Switching qu'au sein de l'écosystème Apple.

La portée Bluetooth est correcte sans être exceptionnelle : on peut laisser son téléphone sur le bureau et faire le tour de l'open space sans coupure dans la même pièce. Avec un mur entre l'émetteur et le casque, le signal commence à hésiter au-delà de huit mètres, ce qui reste tout à fait standard sur ce segment.

Pas d'ANC : la limite assumée du Marshall Major V

Soyons clairs dès le départ : le Marshall Major V ne dispose pas de réduction de bruit active ni de mode Transparence. À 149 € en avril 2026, c'est un choix assumé par la marque qui cible un usage différent du Bose QC Ultra 2 ou du Sony WH-1000XM6. L'isolation passive du format on-ear reste correcte pour les environnements modérément bruyants comme un café ou un bureau, mais elle ne tient pas la route face au métro parisien à l'heure de pointe ou à un avion en croisière.

Si vous prenez régulièrement les transports bruyants, le Marshall Major V n'est pas le bon choix. Le JBL Tune 770NC à 99 € offre un ANC correct, le Sony WH-CH720N à 89 € propose un ANC encore meilleur, et même le Marshall Monitor III ANC propose la fonction au-dessus dans la gamme. Le Major V mise sur l'autonomie record et le design rock, pas sur le silence du voyageur.

Commandes physiques : la molette dorée Marshall

Marshall a conservé sa célèbre molette dorée multifonction sur l'oreillette droite, l'un des éléments les plus appréciés de la gamme. Un appui simple lance la lecture-pause, un double appui passe au titre suivant, un triple appui revient au précédent. La molette tournée vers le haut ou le bas règle le volume avec une précision satisfaisante. La molette poussée latéralement vers l'avant ou l'arrière permet la navigation entre titres alternative. C'est l'un des systèmes de commandes physiques les mieux pensés du marché supra-aural.

Un bouton dédié sur l'oreillette gauche permet d'invoquer l'assistant vocal du smartphone par appui long. La conception physique fonctionne avec des gants en hiver, contrairement aux surfaces tactiles d'un Bose QC Ultra 2 qui peuvent devenir capricieuses avec le froid.

Application Marshall Bluetooth : EQ et personnalisation

L'application Marshall Bluetooth gère le firmware, l'égaliseur, la personnalisation des commandes et le suivi de la batterie. L'égaliseur paramétrique propose plusieurs presets dont un classique « M » qui pousse les basses et les médiums dans l'esprit Marshall, et un mode « Ample » plus équilibré. On peut créer un preset personnalisé avec un égaliseur graphique cinq bandes. C'est moins riche que la Sony Headphones Connect ou la Bose app, mais largement suffisant pour la majorité des utilisateurs.

La synchronisation entre le casque et l'application est fluide, les mises à jour firmware se déclenchent automatiquement à chaque ouverture de l'app. La création d'un compte n'est pas obligatoire, ce qui est appréciable face à des Bose ou Sony qui poussent encore parfois à la création de compte avant d'accéder aux fonctions de base.

Qualité des appels en visioconférence

Marshall a doté le casque de microphones beamforming pour les appels. En appel téléphonique standard ou en visioconférence dans un environnement calme, la voix sort correctement, claire et compréhensible. Dans un café avec musique de fond modérée, ça reste exploitable. Dans une rue passante avec klaxon et travaux, ou dans un open space animé, l'algorithme commence à fatiguer et les bruits parasites passent en partie. C'est correct pour un usage occasionnel mais pas idéal pour un télétravailleur qui passe beaucoup d'heures en visioconférence. Pour ce profil, le Bose QC Ultra 2 ou les AirPods Max sont nettement supérieurs.

Marshall Major V face à la concurrence directe

À 149 € sur Amazon en avril 2026, le Marshall Major V se mesure à plusieurs concurrents qui jouent la carte du rapport qualité-prix ou de l'identité visuelle.

Face aux Beats Solo 4 (149-199 €)

Les Beats Solo 4 jouent dans la même catégorie de prix Amazon avec un format on-ear similaire et l'absence d'ANC commune. Les Beats offrent l'audio USB-C lossless, l'Audio Spatial sur Apple, et 50 heures d'autonomie. Le Marshall répond avec ses 100 heures d'autonomie record, son design rock plus marqué, son multipoint Bluetooth standard et son codec LC3. Pour un utilisateur Apple, les Beats restent plus pertinents pour l'intégration. Pour un utilisateur multi-OS qui aime le style Marshall et l'autonomie maximale, le Marshall Major V prend l'avantage.

Face au JBL Tune 770NC (99 €)

Le JBL coûte cinquante euros de moins et embarque ce qui manque cruellement au Marshall : la réduction de bruit active. Il propose aussi 70 heures d'autonomie, le multipoint Bluetooth, le format circum-aural plus confortable sur les longues sessions. Le Marshall répond avec sa qualité de fabrication, son identité visuelle marquée, son autonomie supérieure et sa signature audio plus chaleureuse. Pour qui voyage beaucoup et veut le silence à petit prix, le JBL Tune 770NC reste plus rationnel. Pour qui privilégie le style et l'autonomie, le Marshall Major V conserve son intérêt.

Face au Sony WH-CH720N (89 €)

Le Sony est circum-aural pour 192 grammes, propose ANC, multipoint, codec LDAC pour Hi-Res Android, à un prix deux fois moins élevé. Sa signature audio est plus neutre et plus polyvalente. Honnêtement, pour 89 €, c'est un achat extrêmement rationnel sur ce segment. Le Marshall ne se justifie face à lui que par son identité visuelle assumée, son autonomie record et sa signature rock chaleureuse. Pour un achat purement utilitaire, le Sony reste imbattable. Pour un objet d'identité, le Marshall Major V répond à un autre besoin.

Face au Marshall Monitor III ANC (249 €)

Le grand frère ANC de la gamme Marshall coûte 100 € de plus et apporte la fonction qui manque au Major V. Le Monitor III ANC est circum-aural fermé, embarque l'ANC actif, le mode Transparence, 70 heures d'autonomie ANC actif. Pour qui veut le style Marshall avec le silence en transports, c'est l'option supérieure. Pour qui privilégie le format on-ear plus compact, le poids plume de 187 grammes et l'autonomie record de 100 heures, le Marshall Major V reste pertinent.

Contenu de la boîte

Marshall fournit un équipement standard pour ce segment :

  • Casque Marshall Major V dans le coloris choisi
  • Pochette de transport en simili-cuir noir avec logo Marshall
  • Câble USB-C vers USB-C de courte longueur pour la charge
  • Câble jack 3,5 mm vers 3,5 mm en spirale style cordon d'amplificateur
  • Documentation et autocollants Marshall

Fiche technique complète du Marshall Major V

  • Type : supra-aural fermé
  • Transducteurs : 40 mm dynamiques avec diaphragme rigide
  • Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz annoncée
  • Bluetooth : 5.3 avec LE Audio
  • Codecs : SBC, AAC, LC3 (LE Audio)
  • ANC : non
  • Mode Transparence : non
  • Autonomie Bluetooth : jusqu'à 100 heures
  • Charge rapide : 15 min pour 15 h d'écoute
  • Charge complète : environ 3 heures
  • Connexion filaire : jack 3,5 mm en spirale
  • Audio USB-C : non, USB-C uniquement pour la charge
  • Poids : 187 grammes
  • Multipoint : oui, 2 appareils simultanés
  • Microphones : beamforming pour les appels
  • Application : Marshall Bluetooth (iOS et Android)
  • Égaliseur : oui, paramétrique 5 bandes avec presets
  • Coussinets remplaçables : oui, kits officiels Marshall et alternatives tierces
  • Coloris : noir classique, marron crème
  • Format pliable : oui, charnières repliables
  • Prix indicatif : 149 € sur Amazon.fr

Pour qui est fait le Marshall Major V ?

Le Marshall Major V est l'allié idéal de plusieurs profils précis. Premièrement, le fan de rock, de métal ou de musiques énergiques qui veut une signature audio chaleureuse en phase avec son répertoire d'écoute. Deuxièmement, le voyageur qui ne veut plus jamais charger son casque, avec une autonomie de 100 heures qui couvre plusieurs semaines d'usage quotidien. Troisièmement, l'amateur de design qui assume une identité visuelle marquée et qui aime que son casque raconte quelque chose. Quatrièmement, le musicien ou le guitariste qui veut s'aligner avec l'écosystème Marshall qu'il utilise déjà en studio.

Ce n'est en revanche pas le bon choix si vous prenez régulièrement les transports bruyants et que vous voulez du silence, si vous écoutez essentiellement du classique ou du jazz acoustique qui demande une signature plus neutre, si vous passez beaucoup d'heures en visioconférence professionnelle et que vous avez besoin d'une qualité d'appel premium, ou si vous tenez au format circum-aural plus confortable sur les longues sessions. Pour ces profils, le Bose QC Ultra 2, le Sony WH-1000XM6 ou le Sennheiser Momentum 4 répondent mieux au cahier des charges.

Questions fréquentes sur le Marshall Major V

Quelle est l'autonomie réelle du Marshall Major V en usage quotidien ?

Marshall annonce cent heures d'autonomie en Bluetooth, et la mesure tient la promesse à volume modéré. Sur un usage de deux heures par jour, le casque tient environ un mois et demi avant la prochaine charge complète. C'est tout simplement le record du segment casque sans fil grand public en 2026, devant les 60 heures du Sennheiser Momentum 4 et les 50 heures des Beats Solo 4. La charge rapide donne quinze minutes pour quinze heures d'écoute, ce qui dépanne pour quasiment toutes les situations.

Le Marshall Major V a-t-il la réduction de bruit active ANC ?

Non, le Marshall Major V ne dispose ni de réduction de bruit active ni de mode Transparence. C'est une limitation à 149 € face à des concurrents comme le JBL Tune 770NC à 99 € qui propose l'ANC, ou le Sony WH-CH720N à 89 €. L'isolation passive du format supra-aural reste correcte pour les environnements modérément bruyants mais insuffisante pour le métro à l'heure de pointe ou un avion en croisière. Pour le silence en transports, mieux vaut s'orienter vers le Marshall Monitor III ANC à 249 € qui ajoute la fonction.

Les coussinets du Marshall Major V sont-ils remplaçables ?

Oui, et c'est un avantage important pour la longévité du casque. Marshall propose des kits officiels de coussinets de remplacement, et plusieurs fabricants tiers comme Brainwavz, Geekria ou Misodiko proposent des modèles compatibles entre quinze et trente euros. Le simili-cuir d'origine commence à craqueler après douze à dix-huit mois d'usage quotidien sur ce type de format on-ear. Pouvoir remplacer ces coussinets prolonge la durée de vie du casque de plusieurs années et permet de garder un objet à 149 € en bon état esthétique.

Le Marshall Major V est-il compatible iPhone et Android ?

Oui sans aucune restriction. Sur iPhone, le casque s'apparie en Bluetooth 5.3 et utilise les codecs SBC et AAC. L'application Marshall Bluetooth est disponible sur iOS pour gérer firmware, égaliseur et personnalisation. Sur Android, on bénéficie en plus du codec LC3 via le LE Audio si le smartphone le supporte. Le multipoint fonctionne entre les deux écosystèmes simultanément, ce qui est un net avantage face aux Beats Solo 4 limités à l'Audio Switching Apple.

Peut-on utiliser le Marshall Major V en filaire ?

Oui, via le câble jack 3,5 mm vers 3,5 mm en spirale fourni dans la boîte. C'est utile en avion sur une prise audio analogique, ou pour brancher le casque sur un baladeur DAP audiophile. En revanche, le port USB-C ne sert qu'à la charge, pas à l'audio numérique lossless comme sur les Beats Solo 4 ou l'AirPods Max USB-C. C'est une limitation pour les utilisateurs qui veulent l'audio sans perte filaire, mais qui reste cohérente avec le positionnement budget du casque.

Le Marshall Major V supporte-t-il le multipoint Bluetooth ?

Oui, le casque gère le multipoint en simultané sur deux appareils Bluetooth. On peut être connecté à un MacBook pour les appels Zoom et basculer instantanément sur l'iPhone pour répondre à un appel entrant. La permutation se fait sans coupure perceptible, et la stabilité de la connexion est solide grâce au Bluetooth 5.3. Le multipoint fonctionne entre tous les écosystèmes : iOS, Android, Windows et macOS.

Le Marshall Major V est-il bon pour le rock et le métal ?

C'est précisément pour cela qu'il est conçu. La signature audio est chaleureuse, légèrement basseuse, avec un médium qui met en valeur la guitare distordue et la voix. Sur Led Zeppelin, AC/DC, Black Sabbath ou Metallica, le rendu est immédiatement excitant et fidèle à l'esprit des amplificateurs Marshall que ces groupes utilisent en studio. Le casque est moins à son aise sur le classique ou le jazz acoustique qui demandent une signature plus neutre. Pour les amateurs de rock et de musiques énergiques, le Marshall Major V est un choix taillé sur mesure.

Quelle est la différence entre le Marshall Major V et le Major IV ?

Les évolutions sont incrémentales mais réelles. Le Major V passe du micro-USB au USB-C, ce qui simplifie la charge avec un câble universel. Il ajoute le Bluetooth 5.3 avec support du LE Audio et du codec LC3, contre Bluetooth 5.1 sur le Major IV. L'autonomie passe de 80 heures à 100 heures. Les transducteurs ont été retravaillés pour une meilleure définition. L'application Marshall Bluetooth gagne en richesse avec un égaliseur paramétrique cinq bandes. La signature visuelle reste quasiment identique pour préserver l'identité de la gamme.

Le Marshall Major V est-il confortable pour les longues sessions ?

Le format supra-aural impose ses contraintes même avec ses 187 grammes plume. Les coussinets reposent sur les oreilles plutôt qu'autour, ce qui crée une légère pression après une à deux heures d'écoute. Pour un trajet domicile-travail ou une session de travail courte, c'est très confortable. Pour un long-courrier de huit heures consécutives, mieux vaut s'orienter vers un format circum-aural comme les Bose QC Ultra 2 ou le Sennheiser Momentum 4. Le poids plume aide cependant nettement face à un Beats Solo 4 plus lourd à 217 grammes.

Le Marshall Major V vaut-il le coup face aux Beats Solo 4 ?

Cela dépend de votre profil. Les Beats Solo 4 offrent l'audio USB-C lossless, l'Audio Spatial sur Apple, l'intégration parfaite avec l'écosystème iPhone et MacBook. Le Marshall Major V répond avec ses cent heures d'autonomie, son multipoint Bluetooth standard, son design rock assumé, son codec LC3 et son égaliseur paramétrique. Pour un utilisateur Apple, les Beats sont plus pertinents. Pour un utilisateur multi-OS qui privilégie l'autonomie maximale et le style Marshall, le Major V conserve son intérêt face à ses concurrents directs.